02.07.2007
Appel pour l'unité syndicale
Il n'y a pas eu de mouvement étudiant d'ampleur nationale depuis 8 ans.
On aurait pourtant tord de considérer le mouvement étudiant comme mort.
Au cours de l'année universitaire 2002-2003, de nombreux étudiants se sont très justement mobilisés, par des grèves contre la réforme LMD-ECTS (Toulouse, Bordeaux, Montpellier...), par des blocages de Conseils d'Administration pour empêcher l'application de cette même réforme, par la mobilisation sur les deux facs de sciences qui ont fermé à cause du manque de moyens (Orsay et Toulouse III), et même les "petites" facs se sont mobilisées, en fin d'année (Perpignan, Avignon, Brest, Marseille...). Moins centrées sur les campus, mais fortes et dans la durée, les mobilisations des MI/SE et leur organisation en collectifs sont également des faits marquants.
Le bilan en terme de satisfaction des revendications est pourtant bien maigre.
Pour nous, le constat est clair : il y a un manque cruel d'une structure étudiante de lutte présente sur suffisamment de campus.
Le syndicalisme étudiant souffre de multiples maux, comme le reniement de sa raison d'être par l'unef, le morcellement, et au final l'absence de structure véritablement nationale pour remplir un rôle de défense des intérêts étudiants. Rappelons-le une nouvelle fois : la division constitue une faiblesse.
Nous considérons que la création de la FSE en 2000, puis l'unification en juillet 2003, sont des étapes importantes de la reconstruction du syndicalisme étudiant.
Mais il reste la nécessité d'élargir l'unité, dans l'immédiat d'engager des discussions régulières entre les structures, des échanges d'informations, l'expression des divergences.
La base des discussions sur la structure pourraient être engagées, sans précipitation mais avec résolution, entre ceux qui partagent quelques principes de base :
- syndicalisme de lutte
- refus de la cogestion
- indépendance syndicale et financière
- structure démocratique, rotation des tâches
- défense permanente du principe : "argent public à l'école publique, argent privé à l'école privée"
Deuxièmement, et sans que le point précédent ne soit en aucun cas un préalable, il y a dans l'immédiat la nécessité d'un travail unitaire contre la réforme LMD-ECTS et le renforcement de l'autonomie des universités.
A ce titre, il serait utile de parler d'une même voix, avec l'objectif d'un matériel commun et d'une attitude concertée quand à la convocation d'Assemblées Générales sur tous les campus où, les uns et les autres, nous sommes présents.
Le seul moyen d'éviter le sectarisme, c'est d'instaurer un débat régulier entre nous tous.
Le seul moyen de remédier à la faiblesse des mobilisations, c'est de constituer un front uni contre la casse de nos droits.
- Abrogation de la réforme LMD-ECTS, retrait du projet de loi renforçant l'autonomie des universités !
FSE-Montpellier, 25 octobre 2003.
11:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : étudiant, syndicat, université, syndicalisme, lutte

